La honte de la semaine : un confrère m’a reproché mon écriture de cochon faute de ne pas avoir pu lire UNE lettre sur une demande de consultation… Ca aurait pu passer dans l’indifférence générale, mais me reprocher une « écriture de médecin » via un laiüs interminable bien paternaliste, ça frôle le mauvais gout, surtout quand le compte-rendu de la consultation en question d'une vingtaine de lignes est globalement illisible… Et j’ai le droit au même exercice de déchiffrage de hiéroglyphes à longueur de journée puisque mon sénior exèle aussi en la matière !
Pourquoi tant de haine ? C’est simple. J’ai gardé un point d’honneur à garder mon écriture de collégienne. Car, comme le rapellait justement un de mes professeur d’université, « nous écrivons pour être lu ». Point de salut. "L’écriture de médecin", ce n’est pas sensé être une tradition à préserver par monts et par vaux, une fierté corporatiste à défendre becs et ongles qu’on peut ériger en étendard de la profession. C’est juste un snobisme de fainéants irrespectueux qui se targuent d’avoir gardé un souvenir de gratte-papier de leurs années de concours estudiantins.
A tous les nostalgiques de la plume, je réponds que la révolution numérique a aussi du bon !
Pourquoi tant de haine ? C’est simple. J’ai gardé un point d’honneur à garder mon écriture de collégienne. Car, comme le rapellait justement un de mes professeur d’université, « nous écrivons pour être lu ». Point de salut. "L’écriture de médecin", ce n’est pas sensé être une tradition à préserver par monts et par vaux, une fierté corporatiste à défendre becs et ongles qu’on peut ériger en étendard de la profession. C’est juste un snobisme de fainéants irrespectueux qui se targuent d’avoir gardé un souvenir de gratte-papier de leurs années de concours estudiantins.
A tous les nostalgiques de la plume, je réponds que la révolution numérique a aussi du bon !
Je suis venue te lire à quelques reprises et j'me suis dit qu'il était temps que je te le dise. Eh oui ! J'aime beaucoup ta plume... vraiment beaucoup.
RépondreSupprimerJe t'ai ajoutée à mes blogs préférés.
il faut savoir accepter la critique ! c'est la premiere qualité du médecin, non ?
RépondreSupprimerA priori, je crois que BabyDoc milite pour une "révolution numérique" ; donc je ne la féliciterai pas pour sa plume, mais pour sa dextérité devant le clavier ;-)
RépondreSupprimerA Anonyme : je sais pas si "accepter la critique" doit être une qualité spécifique des médecins... peut-être pas plus que dans beaucoup de métiers... et peut-être pas mieux chez moi que chez beaucoup de gens je l'admets. Surtout si elle vient de quelqu'un qui ne la soumets pas à lui-même (je m'enfonce... tanpis)
RépondreSupprimerMais ça me donne une idée de futur billet : l'image de la société sur le médecin idéal : il y a tant d'attentes : sacerdoce, disponibilité, infaillibilité, écoute et maintenant acceptation de la critique avant tout... dans une société où les docs n'ont plus le respect frolant parfois le coté "grenouille de bénitier" des fans les plus fervents qu'ils inspiraient jadis avec moins de compétences, la judiciarisation en plus. Un équilibre entre la profession et les patients jamais si évident, non ?
A Suzy : 1er commentaire non anonyme d'une anonyme à mes yeux... ça encourage d'autant plus à perséverer. Désolée, ma fracture numérique ne se résoudra que d'ici quelques semaines pour retrouver un rythme de croisière... mais merci pour le coup de pub, qui élargira un peu plus le cercle des anonymes
A Benoit : Merci ;)
A tout mes "pas anonymes" qui me reconnaissent en commantant de visu : merci aussi !