Après avoir réussi le concours de fin de 1ère année dans ma ville, j’ai passé mon temps, pour le travail et bien d’autres choses, avec ma promotion ; une grosse centaine d’étudiants que mes fonctions associatives m’ont permis de connaître presque entièrement ! Jusqu’à présent, nous avions quasiment tout partagé : les cours, les examens, les stages, les méandres administratifs de la scolarité, les sauts d’humeurs des professeurs, les échecs de collègues aux partiels… et les soirées de la « corpo », notre asso. Même si, pendant l’externat, nos stages étaient dans des services différents avec des opportunités d’apprentissage variables, on nous a offert une formation globalement similaire.
En fin de 6ème année, avec tous nos collègues du pays, nous avons passé un « examen » national qui nous attribue un rang de classement en fonction de nos notes : les « Epreuves Classantes Nationales » ou ECN. En fonction, on choisit notre internat parmi 28 villes ou subdivisions et 11 filières. Le premier peut choisir tous les postes, le dernier prend ce qu’il reste c’est à dire de la médecine générale ou de la médecine du travail, dans des villes moins prisés, donc plutôt vers le nord, et loin de la mer ou des cimes enneigées. Au passage, ne pensez pas que c’est parce qu’il reste de la médecine générale à la fin que les étudiants la délaisse : c’était assez impressionnant de constater cette année le nombre d’étudiant bien classés délaissant la chirurgie ou les spécialités médicales pourtant plus prestigieuses, choix que j’ai aussi fait. Mais cette constatation mérite au moins un article entier…
Actuellement, nous arrivons donc à la fin d’un tronc commun, et nous voilà éclatés dans toute la France même si une petite moitié a choisi de rester au bercail. C’est assez amusant de voir à quel point nos vies commencent déjà à se singulariser en fonction de notre orientation, avant même que la rentrée soit effective. L’un sauve déjà des cochons dans son école de chirurgie, après en avoir sacrifié plusieurs…, une autre se remet dans l’anatomie apprise il y a déjà trop longtemps histoire de ne pas se perdre le 2 novembre quand elle assistera son chef au bloc opératoire. Une sudiste retourne dans la fac qu’elle avait choisi de quitter 3 ans plus tôt pour faire de la médecine générale, probablement dans une zone très sous-dotée vu la ville, alors qu’une collègue s’offre un internat « cocotier » à la Réunion ! Pendant qu’un brillant étudiant mal classé ferra de la médecine du travail… histoire de trouver du temps pour bachoter afin de repasser les ECN en juin prochain pour réaliser sa vocation de chirurgien, un confrère a choisit la biologie médicale (activité de laboratoire) même si son ancienne profession et les cours de la faculté ne nous y prédestine absolument pas, idem pour la future médecin de santé publique. Ces deux là ont fait leurs adieux aux patients pour une médecine loin de l’image que le grand public connaît mais tout aussi passionnante ! Remarquez, plus de 60% ferra de la médecine générale, un chiffre à faire rosir les joues de Roselyne, alors que seulement le quart d’entre nous est allé en stage chez un praticien… à ce niveau là, il faut aimer l’exploration des territoires inconnus car on est loin des services ultra-spécialisés des CHU !
Nos conversations se résument maintenant à nos appréhensions à commencer notre 1er semestre : il s’agit de savoir le service et l’hôpital où chacun va débuter, la réputation, l'ambiance, l'accueil, le poids des gardes ainsi que ses modalités de déménagement. Quand certains investissent déjà dans leur premier bien immobilier, les autres essayent de se trouver quelques mètres carrés dans les internats des hôpitaux excentrés. On s’inquiète pour ceux qui n’ont pas obtenus un stage validant pour obtenir la spécialité qu’ils désirent, on s’étonne des choix de certains, le mien en premier _« quelle idée de s’enterrer en hiver dans trou pommé au milieu des vieux… »_, on encourage les plus ambitieux et ceux qui ne se sentent pas à la hauteur de leur premier round…
A mon tour de vous encourager, premiers semestres de ma ville et d’ailleurs, bon courage et bonne continuation ! Soyez ambitieux à poursuivre vos rêves, qu’ils soient prestigieux ou simplement salutaires.
En fin de 6ème année, avec tous nos collègues du pays, nous avons passé un « examen » national qui nous attribue un rang de classement en fonction de nos notes : les « Epreuves Classantes Nationales » ou ECN. En fonction, on choisit notre internat parmi 28 villes ou subdivisions et 11 filières. Le premier peut choisir tous les postes, le dernier prend ce qu’il reste c’est à dire de la médecine générale ou de la médecine du travail, dans des villes moins prisés, donc plutôt vers le nord, et loin de la mer ou des cimes enneigées. Au passage, ne pensez pas que c’est parce qu’il reste de la médecine générale à la fin que les étudiants la délaisse : c’était assez impressionnant de constater cette année le nombre d’étudiant bien classés délaissant la chirurgie ou les spécialités médicales pourtant plus prestigieuses, choix que j’ai aussi fait. Mais cette constatation mérite au moins un article entier…
Actuellement, nous arrivons donc à la fin d’un tronc commun, et nous voilà éclatés dans toute la France même si une petite moitié a choisi de rester au bercail. C’est assez amusant de voir à quel point nos vies commencent déjà à se singulariser en fonction de notre orientation, avant même que la rentrée soit effective. L’un sauve déjà des cochons dans son école de chirurgie, après en avoir sacrifié plusieurs…, une autre se remet dans l’anatomie apprise il y a déjà trop longtemps histoire de ne pas se perdre le 2 novembre quand elle assistera son chef au bloc opératoire. Une sudiste retourne dans la fac qu’elle avait choisi de quitter 3 ans plus tôt pour faire de la médecine générale, probablement dans une zone très sous-dotée vu la ville, alors qu’une collègue s’offre un internat « cocotier » à la Réunion ! Pendant qu’un brillant étudiant mal classé ferra de la médecine du travail… histoire de trouver du temps pour bachoter afin de repasser les ECN en juin prochain pour réaliser sa vocation de chirurgien, un confrère a choisit la biologie médicale (activité de laboratoire) même si son ancienne profession et les cours de la faculté ne nous y prédestine absolument pas, idem pour la future médecin de santé publique. Ces deux là ont fait leurs adieux aux patients pour une médecine loin de l’image que le grand public connaît mais tout aussi passionnante ! Remarquez, plus de 60% ferra de la médecine générale, un chiffre à faire rosir les joues de Roselyne, alors que seulement le quart d’entre nous est allé en stage chez un praticien… à ce niveau là, il faut aimer l’exploration des territoires inconnus car on est loin des services ultra-spécialisés des CHU !
Nos conversations se résument maintenant à nos appréhensions à commencer notre 1er semestre : il s’agit de savoir le service et l’hôpital où chacun va débuter, la réputation, l'ambiance, l'accueil, le poids des gardes ainsi que ses modalités de déménagement. Quand certains investissent déjà dans leur premier bien immobilier, les autres essayent de se trouver quelques mètres carrés dans les internats des hôpitaux excentrés. On s’inquiète pour ceux qui n’ont pas obtenus un stage validant pour obtenir la spécialité qu’ils désirent, on s’étonne des choix de certains, le mien en premier _« quelle idée de s’enterrer en hiver dans trou pommé au milieu des vieux… »_, on encourage les plus ambitieux et ceux qui ne se sentent pas à la hauteur de leur premier round…
A mon tour de vous encourager, premiers semestres de ma ville et d’ailleurs, bon courage et bonne continuation ! Soyez ambitieux à poursuivre vos rêves, qu’ils soient prestigieux ou simplement salutaires.
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