dimanche 18 octobre 2009

Le destin bat les cartes mais c'est nous qui les jouerons...(B. Moitessier)

Accueil de la nouvelle promotion d’internes alors que j’ai quitté le tarmac ensoleillé depuis seulement quelques heures… Un détail : j’ai changé de fac. J’ai donc débarqué dans ma nouvelle ville pour 48 heures histoire de prendre le pouls de ma nouvelle vie. Ca a commencé par un bon vent de panique car plus des 2/3 de la promotion se connaissent car ils n’ont pas déménagé. Ca complique notoirement l’intégration, mais heureusement, un petit bout de mon ancienne promo a fait la même route que moi et quelques autres expatriés sont dans le même état d’esprit. Certains débarquent seuls de Nîmes, Clermont-ferrand ou Strasbourg… il fallait oser !
Nous voilà abreuvés d’informations sur les 3 années de préparation à l’apprentissage de la médecine générale, et déjà, la politique de la faculté me plait : ils ont un système de crédits à valider qui s’obtiennent grâce aux initiatives des étudiants, en dehors du peu de cours obligatoires (congrès, présentations, publications, engagement associatif, implication dans la formation médicale continue de nos collègues déjà docteurs, ect). Pendant les 3 prochaines années, on est invité à prendre l’initiative de notre formation en immersion dans le monde professionnel et la fac ne devient qu’un support logistique à notre disposition pour y parvenir. A nous de leur demander ce que chacun désire pour faire évoluer son « projet ». Personnellement, mon « projet » est plus qu’obscur : médecine d’urgence ? médecine générale en cabinet de groupe ? rural ou semi-rural ? activité salariée ? formation complémentaire en gynécologie ? Il y a tellement de possibilités potentiellement passionnantes que tout reste à préciser, et jusqu’à la retraite, rien ne pourrait être figé !
Après une soirée digne de l’ambiance « carabine » qui a permis de faire connaissance avec quelques futurs collègues ainsi que les internes de « spécialité » (terme presque désuet depuis que la médecine générale en est une), on a fait nos choix de stage le lendemain matin pour le semestre à venir : les promos choisissent des plus vieux aux petits nouveaux, puis dans chacune, c’est notre rang aux Epreuves Classantes Nationales qui nous offre notre place pour choisir. Pour moi, ce sera gériatrie dans un petit hôpital (500 lits, 6 internes) afin de vite valider un semestre obligatoire de « médecine adulte » dans une ambiance moins anonyme que dans les grands hôpitaux . J’aurais aussi à valider un stage obligatoire aux urgences, en gynécologie ou pédiatrie et chez un médecin généraliste libéral. Il s’agit donc d’un choix stratégique : je prends un service de médecine un peu « classique » pour débuter, et je garde les « semestres libres » pour le plus tard possible, afin qu’ils puissent s’adapter à mon mystérieux « projet ».
Rendez-vous donc le 2 novembre pour mon 2ème baptême du feu !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire