Ca y est, mes 2 mois de FFI sont finis ! A moi les vacances, le farniente, les plages de sable chaud, les ballades, les visites de sites antiques, la belle vie avant le vrai début de l’internat en novembre !
En attendant, j’ai fait mon 1er départ et je peux enfin répondre aux questions du début (cf 1er article) :
Au final, j’arrive à suivre mes 15 patients même si certains « détails » (ou pas) à leur sujet rentrent mal en mémoire. Je sais orienter les thérapeutiques dans les grandes pathologies du service, même si certaines finesses resteront dans le domaine des spécialistes.
Je me suis bien entendu avec les équipes et je considère la vaseline sur les portes et mon chariot de visite filmé à la cellophane le dernier jour comme des gages de cette bonne entente…
Ça a été sport : certaines journées voire semaines ont été longues car très très remplies (record à 65h... sans les avantages des heures sup). Néanmoins, j’ai réussi à garder mes réflexes de petite souris d’externe en me rendant le plus possible disponible pour filer au plateau technique quand les examens pouvaient être intéressants : on y apprend plein de choses et ça casse bien la petite routine de la salle. Mais même dans les moments difficiles, comme dit mon co-interne « dis-toi toujours qu’il y a une fin quoi qu’il se passe, même quand tout part en live ! » fin de la journée, fin de la garde, fin de semaine, fin du stage.
Malgré la persistance de mes gros doutes sur mon niveau de compétence, même en comparaison avec ceux de ma promo… il paraît que les deux mois se sont très bien déroulés… je sais accepter les compliments et je garde tous ceux de mon départ bien au chaud dans ma valise pour commencer mon 1er semestre avec un peu plus de confiance en moi…
Je laisse quand même un peu ma trace dans le service qui aura subit mes premiers pas : la secrétaire aura lundi une cassette (compte-rendu de sortie d'un nième patient) dictée en mâchonnant du malabar mais adoucie avec quelques sucreries livrées avec, mon chef prendra soin de relire et signer ce courrier à ma place, à moins que sa griffe l'oblige à redicter un texte à son niveau... et les équipes recevront prochainement une petite carte pleine de soleil…
Et vous, je vous abandonne pour quelques semaines, Mary Putnam met momentanément son stétho et son clavier au placard avant de revenir «interne».
_ La question logistique : comment récupère-t-on sa blouse et où est le vestiaire ?dans la chambre de garde pour la récupérer et dans mon bureau pour la pendre, fastoche.
_ La question indépendantiste : est-ce que je décide seule si mon patient mérite un scanner ?non, on débat à deux de l’indication mais je peux tout de même anticiper l’initiative de la prescription et le prescrire comme une grande !
_ La question commerciale : comment je décide si je prescris la pilule x plutôt que la y qui lui ressemble ?si c’est la spé du service, le sénior décide mais il est étonnant de constater les disparités de prescriptions entre les médecins : l’un préfère manier la x et l’autre la y dans les mêmes indications. Pour le reste, c’est moi, en fonction de la position de la lune et des étoiles et surtout du peu de molécules que la pharmacie de l’hôpital veux bien nous délivrer… le vrai facteur limitant !
_ La question insondable : dans les situations x, y ou z, quels sont les trucs à ne pas oublier ?celle là, mieux vaut un Dr Mr Soleil fin psychologue pour anticiper mes trous de mémoire… mais, parfois, ça marche.
_ La question qui tue : qui j’appelle si le cœur d’un patient s’arrête ? Comment ? Et comment marche votre défibrillateur ?bon, le seul décès n’a pas nécessité de manœuvres de réanimation, mais indirectement, je sais maintenant biper le docteur et me servir du défibrillateur… donc on peut espérer que le prochain sur la liste saura patienter quelques minutes en ma compagnie !
Au final, j’arrive à suivre mes 15 patients même si certains « détails » (ou pas) à leur sujet rentrent mal en mémoire. Je sais orienter les thérapeutiques dans les grandes pathologies du service, même si certaines finesses resteront dans le domaine des spécialistes.
Je me suis bien entendu avec les équipes et je considère la vaseline sur les portes et mon chariot de visite filmé à la cellophane le dernier jour comme des gages de cette bonne entente…
Ça a été sport : certaines journées voire semaines ont été longues car très très remplies (record à 65h... sans les avantages des heures sup). Néanmoins, j’ai réussi à garder mes réflexes de petite souris d’externe en me rendant le plus possible disponible pour filer au plateau technique quand les examens pouvaient être intéressants : on y apprend plein de choses et ça casse bien la petite routine de la salle. Mais même dans les moments difficiles, comme dit mon co-interne « dis-toi toujours qu’il y a une fin quoi qu’il se passe, même quand tout part en live ! » fin de la journée, fin de la garde, fin de semaine, fin du stage.
Malgré la persistance de mes gros doutes sur mon niveau de compétence, même en comparaison avec ceux de ma promo… il paraît que les deux mois se sont très bien déroulés… je sais accepter les compliments et je garde tous ceux de mon départ bien au chaud dans ma valise pour commencer mon 1er semestre avec un peu plus de confiance en moi…
Je laisse quand même un peu ma trace dans le service qui aura subit mes premiers pas : la secrétaire aura lundi une cassette (compte-rendu de sortie d'un nième patient) dictée en mâchonnant du malabar mais adoucie avec quelques sucreries livrées avec, mon chef prendra soin de relire et signer ce courrier à ma place, à moins que sa griffe l'oblige à redicter un texte à son niveau... et les équipes recevront prochainement une petite carte pleine de soleil…
Et vous, je vous abandonne pour quelques semaines, Mary Putnam met momentanément son stétho et son clavier au placard avant de revenir «interne».

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