jeudi 3 septembre 2009

La publicité pousse les gens à ne pas se fier à leur jugement ; elle leur apprend à être stupides (C. Sagan)

Avec ce titre, tout est dit. Pourtant, ma relation avec les visiteurs médicaux reste toujours très malhabile. Gardez son indépendance stricto-sensu ou accepter d’écouter leur laïus, de prendre leurs gadgets, leurs invitations puis d’intervenir dans leurs conférences…. ou s’arrêter ?
  • Exemple 1. Une ravissante pimbêche (portrait) débarque pendant la visite et fait le piquet à 2m du chariot sans piper mot. On part voir un patient, on revient, elle s’approche enfin et se fait violemment rabrouer pour un motif simple : on est en plein travail et on discute des patients dans le couloir, "secret médical et prenez RDV".
  • Exemple 2. On prend le temps de les recevoir sur RDV, on les écoute, on se renseigne sur le produit avec des sources moins colorées mais plus indépendantes et quand ils reviennent, on parle du produit en connaissance de cause. Beaucoup plus équilibré et respectueux du travail de chacun.
  • Exemple 3. On les écoute d’une oreille en les caressant dans le sens du poil. Mais le seul but à atteindre est de leur tirer un maximum d’argent pour financer les activités à caractère syndical et/ou formateur. Jeu de dupe bilatéral tout aussi équilibré que le précédent, mais plus lugubre.
Que du vécu.

Au milieu de tout ça, la future prescriptrice que je suis ne vaut encore rien à leurs yeux. J’observe en spectatrice grâce à ma casquette de "presque pas grand chose" de FFI. Encore une fois, ce statut m’arrange bien. Il m’aura fallu un déjeuner à l’internat en face d’une visiteuse avec une longue présentation de ma fonction bâtarde pour qu’elle me file une plaquette de recommandations faite à l’échelon local. Les couleurs sont belles, mais à part alourdir mes poches, le contenu est trop pauvre pour être utile… J’ai au moins allégé son sac… mais mon stylo noir ne va pas tarder à lâcher…
Et ces foutus labos au sens marketing pourtant aiguisé n'ont toujours pas compris que ces taille 36-tailleur-blondes-à forte poitrine avaient plutôt le don d'agacer les nouvelles Dr Queen qui pullulent maintenant dans les cabinets. Pourtant Dieu sait combien les femmes maudissent la concurrence... Elle arrive quand la relève à notre pointure : jeunes bruns-teint halé-costard bien ajusté ? :D

1 commentaire:

  1. "Elle arrive quand la relève à notre pointure : jeunes bruns-teint halé-costard bien ajusté ?"

    -> 2 spécimens correspondants parfaitement à ta description sont passés en endoc' la semaine dernière... les labos commencent à comprendre... :D

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