Ensuité côté vacciné. A titre perso, c’était plus facile qu’une lettre à la poste. J’ai pris le train des précurseurs, celui réservé aux professionnels de santé. En plein dans la polémique « Guillain-Barré » (au passage, 10 fois plus fréquent chez les grippés que chez les vaccinés)… Mon vécu : une picouze, 2 jours de courbature au biceps, et des moments de bonheurs sans panique ni masque à l’hôpital !
Comme tout bon interne, vacciné ou pas, j’ai ensuite été réquisitionné. Et là, le manège démarre : surtout évitez le pompon ! Ca commence par un planning à établir entre interne (mieux vaut ça que d’y faire plancher la DDASS qui perd tout bon sens dans les départements où ils s’en sont chargé !), jusque là, on s’en sort bien : 1 à 2 demi-journées par mois. Ensuite vient la réquisition de la préfecture : nominative mais non daté, remise par le service courrier de l’hôpital qui l’a eu par fax : cherchez pas, la procédure est purement illégale, mais on va pas pinailler pour si peu…
Enfin vient le jour J : d’abord on est pas attendu, puisque le centre n’a pas signalé de sous-effectif ! Mais comme on est là, quelle aubaine, la réquisition sera signée. Me voilà propulsé dans un box de consultation dans une pièce commune aux 3 médecins, pour un interrogatoire ; pour le secret médical, on repassera. On me donne 3 tableaux avec la conduite à tenir en fonction de l’âge, des pathologies et du traitement des patients. Quelques cas sont litigieux, donc soumis à mon interprétation et aux médecins du patient… qui n’ont ni eux ni moi été formé sur le vaccin. Improvisons avec bon sens, tact et mesure !
En une heure, je suis à peu près à l’aise : vaccin avec/sans adjuvant, une ou deux injections, plein ou demi-dose, ou pas de vaccin du tout. Le coté sympa c’est que je goutte à mon futur métier : le face à face sans lit ni brancard, des jeunes, des vieux, des bébés, des familles, des voisins qui préfèrent rester ensemble. La plupart ne sont pas malades. Tous compatissent envers ma fonction alors que je les plaints d’avoir au plus fort de la journée attendu 2 heures (par ma faute : 30 minutes pour régler le cas d’une patiente en accord avec son cancérologue alors que nous étions alors que 2 médecins…)
En fin de journée, je suis quand même vannée, j’ai accéléré le rythme pour épuiser la fil d’attente, c’est moi qui me suis effondrée ! J’avais l’impression de faire de l’abbatage à la chaine, de poser trop vite les questions : antécédents ? non, allergie ? non, traitement ? non. "PANDEMRIX 0.5 mL en une injection" et au revoir ma bonne dame !
Ouf, la prochaine le mois prochain, sauf qu’au 10 janvier, toujours pas de planning : les centres ne réclament pas ? la préfecture nous a oublié ? ou le semonce va tomber sans discernement ? Suspens…
Comme tout bon interne, vacciné ou pas, j’ai ensuite été réquisitionné. Et là, le manège démarre : surtout évitez le pompon ! Ca commence par un planning à établir entre interne (mieux vaut ça que d’y faire plancher la DDASS qui perd tout bon sens dans les départements où ils s’en sont chargé !), jusque là, on s’en sort bien : 1 à 2 demi-journées par mois. Ensuite vient la réquisition de la préfecture : nominative mais non daté, remise par le service courrier de l’hôpital qui l’a eu par fax : cherchez pas, la procédure est purement illégale, mais on va pas pinailler pour si peu…
Enfin vient le jour J : d’abord on est pas attendu, puisque le centre n’a pas signalé de sous-effectif ! Mais comme on est là, quelle aubaine, la réquisition sera signée. Me voilà propulsé dans un box de consultation dans une pièce commune aux 3 médecins, pour un interrogatoire ; pour le secret médical, on repassera. On me donne 3 tableaux avec la conduite à tenir en fonction de l’âge, des pathologies et du traitement des patients. Quelques cas sont litigieux, donc soumis à mon interprétation et aux médecins du patient… qui n’ont ni eux ni moi été formé sur le vaccin. Improvisons avec bon sens, tact et mesure !
En une heure, je suis à peu près à l’aise : vaccin avec/sans adjuvant, une ou deux injections, plein ou demi-dose, ou pas de vaccin du tout. Le coté sympa c’est que je goutte à mon futur métier : le face à face sans lit ni brancard, des jeunes, des vieux, des bébés, des familles, des voisins qui préfèrent rester ensemble. La plupart ne sont pas malades. Tous compatissent envers ma fonction alors que je les plaints d’avoir au plus fort de la journée attendu 2 heures (par ma faute : 30 minutes pour régler le cas d’une patiente en accord avec son cancérologue alors que nous étions alors que 2 médecins…)
En fin de journée, je suis quand même vannée, j’ai accéléré le rythme pour épuiser la fil d’attente, c’est moi qui me suis effondrée ! J’avais l’impression de faire de l’abbatage à la chaine, de poser trop vite les questions : antécédents ? non, allergie ? non, traitement ? non. "PANDEMRIX 0.5 mL en une injection" et au revoir ma bonne dame !
Ouf, la prochaine le mois prochain, sauf qu’au 10 janvier, toujours pas de planning : les centres ne réclament pas ? la préfecture nous a oublié ? ou le semonce va tomber sans discernement ? Suspens…
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