A faire un blog sur le quotidien d’une interne, j’en ai oublié une chose : raconter mon quotidien !
Côté hôpital, ça ne diffère pas trop de mon FFI. Le matin c’est la visite, car je suis encore dans un maudit service « pousse-chariot » même si ici il est trop lourd pour se prêter à l’exercice au sens propre d’une chambre à l’autre. Concrètement, il s'agit d'aller d'une chambre à l'autre et d'examiner chaque patient pour réadapter les prescriptions et préparer la suite de la prise en charge : les demandes d'examens, les projets de sortie... Souvent, on travaille à deux, mais en cas d'absence du sénior je prends les commandes ! L’après-midi, je partage avec mon « sénior » les courriers de sortie et l’examen des nouveaux patients. De temps en temps, je vois les familles des patients. Si vous voulez une idée du rythme dans les plus gros hôpitaux, c'est l'inverse : l'interne est seul jusqu'à ce que par miracle, un médecin se perde dans les couloirs du service ! Par chance, quelques médecins me donnent des mini cours sur des sujets que je juge obscur et je fais quelques gestes techniques... ou je transforme mes patients en vrai cobaye pour expérimenter mes petites mains, niark niark niark [rire narquois]...
Une fois par semaine, je suis de garde aux urgences, et donc je profite d’un repos de garde, sauf le vendredi et le samedi, ou je perds donc un vrai jour de repos… Les gardes sont plutôt intenses et le rythme hebdomadaire le maximum légal. La nuit, on peut être appelé en cas d’admission aux urgences, où nous sommes vraiment en première ligne (les deux chefs ne se réveillent qu’en cas de problème ou de coup de bourre, et selon eux, dès le moindre doute… mais mieux vaut affuter ses arguments avant de réveiller le lion qui dort...), de toute façon, les « vrais » urgences ne sont pas légion. Comme nous sommes seuls, on ne peut pas couper la nuit, mais certaines sont heureusement plus calme et nous offrent quelques heures de répit. On peut aussi être appelé dans les services, voire dans les annexes de l’hôpital comme la maison de retraite ou le secteur psychiatrique à l’autre bout de la ville.
La nouveauté par rapport à cet été, c’est l’enseignement à la faculté. Et comme mon service m’autorise à prendre facilement mes deux demi-journées hebdomadaires de temps universitaire, je me fais plaisir ! Tous les quinze jours environ, je retourne à la grande ville pour étudier. Le département de médecine générale demande à des « vieux » internes d’organiser des séminaires autour de thématiques comme les urgences, la gynécologie, les addictions, la communication ou la responsabilité médicale, dans le cadre des « soins de premier recours », c’est à dire d’une activité classique de généraliste dans un cabinet. Ils ont l’art pour utiliser tous les artifices de la pédagogie : alternance d’ateliers en petit groupe, de cours magistral, de travail individuel, de mise en situation, de rencontre avec des experts du sujet traité. Ca permet de passer une journée dynamique avec, enfin, une vision pratico-pratique de notre futur métier, et on touche du doigt de temps en temps,notre futur quotidien, pour ceux qui n’ont pas encore eu leur stage chez le praticien.
Petit à petit, mes études vont encore se diversifier et donc j’aurai à vous faire découvrir bien d’autres aspects de ma « routine » : préparation d’une thèse, participation aux formations continues des médecins déjà en exercice, ect.
Côté hôpital, ça ne diffère pas trop de mon FFI. Le matin c’est la visite, car je suis encore dans un maudit service « pousse-chariot » même si ici il est trop lourd pour se prêter à l’exercice au sens propre d’une chambre à l’autre. Concrètement, il s'agit d'aller d'une chambre à l'autre et d'examiner chaque patient pour réadapter les prescriptions et préparer la suite de la prise en charge : les demandes d'examens, les projets de sortie... Souvent, on travaille à deux, mais en cas d'absence du sénior je prends les commandes ! L’après-midi, je partage avec mon « sénior » les courriers de sortie et l’examen des nouveaux patients. De temps en temps, je vois les familles des patients. Si vous voulez une idée du rythme dans les plus gros hôpitaux, c'est l'inverse : l'interne est seul jusqu'à ce que par miracle, un médecin se perde dans les couloirs du service ! Par chance, quelques médecins me donnent des mini cours sur des sujets que je juge obscur et je fais quelques gestes techniques... ou je transforme mes patients en vrai cobaye pour expérimenter mes petites mains, niark niark niark [rire narquois]...
Une fois par semaine, je suis de garde aux urgences, et donc je profite d’un repos de garde, sauf le vendredi et le samedi, ou je perds donc un vrai jour de repos… Les gardes sont plutôt intenses et le rythme hebdomadaire le maximum légal. La nuit, on peut être appelé en cas d’admission aux urgences, où nous sommes vraiment en première ligne (les deux chefs ne se réveillent qu’en cas de problème ou de coup de bourre, et selon eux, dès le moindre doute… mais mieux vaut affuter ses arguments avant de réveiller le lion qui dort...), de toute façon, les « vrais » urgences ne sont pas légion. Comme nous sommes seuls, on ne peut pas couper la nuit, mais certaines sont heureusement plus calme et nous offrent quelques heures de répit. On peut aussi être appelé dans les services, voire dans les annexes de l’hôpital comme la maison de retraite ou le secteur psychiatrique à l’autre bout de la ville.
La nouveauté par rapport à cet été, c’est l’enseignement à la faculté. Et comme mon service m’autorise à prendre facilement mes deux demi-journées hebdomadaires de temps universitaire, je me fais plaisir ! Tous les quinze jours environ, je retourne à la grande ville pour étudier. Le département de médecine générale demande à des « vieux » internes d’organiser des séminaires autour de thématiques comme les urgences, la gynécologie, les addictions, la communication ou la responsabilité médicale, dans le cadre des « soins de premier recours », c’est à dire d’une activité classique de généraliste dans un cabinet. Ils ont l’art pour utiliser tous les artifices de la pédagogie : alternance d’ateliers en petit groupe, de cours magistral, de travail individuel, de mise en situation, de rencontre avec des experts du sujet traité. Ca permet de passer une journée dynamique avec, enfin, une vision pratico-pratique de notre futur métier, et on touche du doigt de temps en temps,notre futur quotidien, pour ceux qui n’ont pas encore eu leur stage chez le praticien.
Petit à petit, mes études vont encore se diversifier et donc j’aurai à vous faire découvrir bien d’autres aspects de ma « routine » : préparation d’une thèse, participation aux formations continues des médecins déjà en exercice, ect.