Long week-end + lendemain de garde du chef
= grosse galère !
= grosse galère !
L’équation était écrite d’avance, et ça ne pouvait se démentir. Je devais faire ma visite toute seule, ça j’ai appris, mais les obstacles furent nombreux quand il faut :
- savoir rester vigilant pour ne pas laisser s’accumuler les problèmes du week-end mais finir sa visite en ayant vu tous les patients et préparé les sorties. 14h30, la définition de « visite du matin » est assez large. J’ai faim.
- savoir gérer au milieu de tout ça un patient qui s’aggrave, mais absolument pas pour une cause liée à son hospitalisation, donc sans les précieux conseils des spécialistes du service… Pour aller aux faits, c’est dur de réclamer des « examens d’urine » pour poser un diagnostic chez un patient décidé à ne pas pisser _car le problème initial était celui-là_ et insondable…. CQFD… Par malheur, plus j’avançai dans mes investigations, plus les problèmes s’accumulaient. Mais par miracle (il en faut dans ces cas-là), il s’est décidé à s’améliorer, en clair, à uriner, quand je commençais à trembler pour lui, et les examens difficiles d’accès demandés en urgence ont été obtenus. Peut-être aussi que l’infirmière qui m’a suggéré d’arrêter un médicament à risque y est également pour beaucoup dans l’amélioration de la situation ! Je n’étais donc pas si seule aujourd’hui...
- prendre son courage à deux mains pour récolter les avis des confrères plus capés sur, une fois de plus, des problèmes que ne relève pas de la spécialité du service. Là, je suis méthodique : mes dossiers sous le bras, je cours les étages… pour en trouver une, que je réclamais depuis une semaine, au chevet de mon patient, pourquoi faire simple ?
- ne pas oublier de voir les petits nouveaux
- faire patienter tout ce petit monde jusqu’au retour du vrai docteur, demain.
Malgré tout, j’avoue avoir laissé un peu de travail plus administratif de côté pour ne pas y passer aussi la soirée…
Comme quoi, même en service (ultra)spécialisé, j’ai l’impression de faire de la médecine générale tous les jours :
Comme quoi, même en service (ultra)spécialisé, j’ai l’impression de faire de la médecine générale tous les jours :
- suspicion de leucémie, découverte fortuitement en cours de bilan
- rétention d’urine chez un patient qui montrait déjà les signes d’une prostate un peu grosse , chez qui je découvre maintenant des reins paresseux (c'est lui ma galère du jour...)
- séquelle d’attaque cérébrale qui se complique
- diabétiques au taux de sucre dûr à équilibrer
- cancéreux métastasé qui a le dos en gruyère : il a mal et peine à trotter
- « glissement » d’une petite mamie : elle sature d’être parmi nous, lâche prise, et donc ne reprend pas le poil de la bête qui suffirait à lui donner son ticket de sortie. Un cercle vicieux.
- autre cancéreux dont le rein et le cœur ne supportent plus le cancer et la chimio. Il gonfle, gonfle, donc on le traite surtout en limitant ses boissons car les médocs peinent à faire effet. Mais il boit des diabolos menthe en cachette à la cafet' pour se changer les idées… Autre cercle vicieux.
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